
Les poids monétaires et piles à godet servaient, du Moyen Âge au XIXème siècle, à vérifier la masse exacte des pièces d'or et d'argent. Utilisés conjointement avec un trébuchet, ces étalons permettaient aux changeurs de détecter l'usure naturelle ou le rognage frauduleux du métal. Ces outils garantissaient la valeur réelle des échanges avant la standardisation industrielle de la monnaie. Histoire de la pesée et origine des expressions monétaires L'acte de peser une monnaie trouve ses racines bien avant l'apparition des premières pièces frappées. Les civilisations antiques, notamment en Asie et en Égypte, utilisaient déjà des étalons pour quantifier la matière onéreuse

La matrice de sceau est un objet métallique gravé servant, au Moyen Âge, à authentifier des documents par une empreinte de cire. Elle indique le statut social du propriétaire par son matériau (cuivre, argent) et son iconographie. Son identification nécessite l'analyse des légendes latines et la consultation de bases de données spécialisées comme Sigilla. Définition et fonction technique de la matrice La matrice de sceau constitue l’outil physique permettant de réaliser l’empreinte. Cet objet se présente généralement sous la forme d’une pièce de métal gravée en creux. L’artisan graveur incise le motif et le texte à l’envers afin que l’image apparaisse à l’endroit

Le fer à bœuf est une protection métallique en forme de croissant fixée sous les onglons des bovins de trait du XVIIIe au XXe siècle. Contrairement au cheval, le bœuf exige deux fers par pied pour éviter l'usure de la corne lors des labours. Vital pour l'économie rurale ancienne, cet artisanat a disparu avec la motorisation agricole. Il est très fréquent d'en trouver en détection de loisir et sont classés parmi les déchets ferreux. Pourtant ils représente un preuve d'une activité humaine passé et d'un objet usuel indispensable dans le milieu pastoral. Origine et contexte historique du ferrage bovin L'histoire du

La baïonnette est une arme blanche conçue pour s'adapter au canon d'un fusil ou d'une arme similaire et est destinée au combat rapproché. Apparue dès le XVIIe siècle, elle est toujours utilisée de nos jours mais s'est vue métamorphosée. Il existe des milliers de modèles et presque chaque armée du monde a son, voire ses propres modèles de baïonnettes. La Convention de Genève a interdit l'usage des baïonnettes triangulaires, cruciformes ou dentelées lors de conflits armés, mais cela n'a pas empêché leur fabrication ou même leur utilisation. En effet, les blessures qu'elles entraînent cicatrisent difficilement et ces armes furent considérées comme inhumaines. La baïonnette

Cette médaille, que l'on trouve assez souvent lors de sorties en détection de métaux, possède une histoire particulière. Elle est réputée pour avoir des pouvoirs de protection contre les démons de l'enfer, ce qui en fait un objet de piété populaire depuis des siècles. Rappel sur la législation de la détection de loisir Avant toute chose, il est important de se souvenir des règles qui encadrent notre pratique. Le respect de la législation est fondamental pour la pérennité de notre loisir. Conformons-nous à la Loi n°89-900 du 18 décembre 1989 et à l'article pertinent du Code du patrimoine. Article L. 542-1 du Code du patrimoine

Découvrez la très célèbre ".50 Browning" (calibre de 0.5 pouce, soit 12,7 mm), une cartouche américaine emblématique datant d'avant la Seconde Guerre mondiale. Une cartouche légendaire aux multiples usages Cette fameuse cartouche US était initialement tirée à partir des mitrailleuses d'ailes ou de tourelles d'avions à hélices, engagées pour la chasse, l'attaque au sol ou le bombardement. Son usage s'est ensuite étendu : on la retrouvait également à bord de vedettes fluviales, de chalands de débarquement, et elle servait de projectile secondaire par les chars de combat en complément d'obus antichars ou antipersonnel. Elle pouvait même constituer l'armement principal des véhicules blindés ou non, de toutes catégories. C'est certainement la balle ou la cartouche la

Il nous arrive de rencontrer parfois, au cours de nos sorties de détection dominicales, certains types d'antiquités sans réellement savoir à quelles espèces d'objets nous avons affaire, ni non plus à quelles époques lointaines ils furent perdus. Tel est le cas de ces objets en forme de "pelta". Qu'est-ce que la pelta ? Or, à quoi servait cette "pelta" de forme si particulière ?... D'après le dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'Anthony Rich, il s'agit d'un bouclier, petit et léger, fait des mêmes matériaux que la cetra, c'est-à-dire de bois ou d'un treillage d'osier couvert de cuir, mais sans cercle d'airain qui l'entourât. Quant à sa forme, il était quelquefois elliptique mais,

Dans chaque numéro du Fouilleur, nous vous présentons des objets mystérieux. Aujourd'hui, nous vous proposons de découvrir plusieurs empreintes de sceaux. Amies lectrices et amis lecteurs, nous comptons sur vos connaissances en la matière ! L'Antiquité des empreintes Les plus anciens sceaux répertoriés sont ceux de Robert le Frison, comte de Flandre, en 1070, et de Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, en 1088. Ces empreintes de sceaux, qui remontent à la fin du XIe siècle, n'offrent pas de représentations héraldiques. Elles se ramènent à trois types : Empreintes où l'écu est vu par sa face interne, ce qui est sa position normale lorsque le cavalier galope, comme d'usage, vers la droite

Qui n'a pas sorti de terre, provenant d'un sous-bois, ou des sillons de quelque champ, une balle de Chassepot, tirée par ce fameux fusil français datant de la fin du 19ème siècle ! L'équipement de l'infanterie française subit de profondes modifications entre 1866 et 1890. Le fusil Chassepot, modèle 1866, vient révolutionner l'armement et s'impose comme une arme de premier plan, dès 1867, à la bataille de Mentana. En effet, le fusil à tabatière modèle 1867 permet de remplacer l'ensemble de l'armement juste avant 1870. La Troisième République poursuit cette modernisation avec le fusil Gras en 1874, le Kropatschek en 1884, le fusil Châtellerault en 1885, puis le Lebel de 1886 à 1893, fusil français le

Les découvertes de grenades sont malheureusement encore possible en détection de métaux. Bien souvent, ces engins restent actifs et leur découverte nécessite l'intervention d'un démineur pour les neutraliser. Les différents types de grenades Les grenades peuvent être classées en deux catégories principales selon leur mode d'action : les grenades offensives et les grenades défensives. Grenades offensives Ces grenades sont employées dans un combat à courte distance en terrain découvert, notamment lors d'un assaut. Le grenadier ne risque pas d'être atteint par des éclats dangereux, car leur pouvoir meurtrier est limité au seul effet de l'explosion, rendant l'impact très localisé. La zone d'efficacité réelle

Grâce à ce guide, vous allez apprendre à reconnaître certaines munitions, notamment les cartouches européennes, américaines, russes,... qui font partie des objets communs que l'on trouve régulièrement en détection de métaux. Comment décrire une cartouche ? Il existe trois points importants pour identifier une cartouche facilement Le diamètre de la balle La mesure du diamètre au collet de la cartouche se fait à l'endroit où la balle émerge du collet. C'est-à-dire celui du projectile, et non pas celui du collet : c'est le calibre. Si la cartouche a été tirée, prendre la mesure " Intérieure " dans le collet. La longueur de l'étui L'étui est appelé "

Et oui ! Certes, si Léon fut roi de Bayonne, ce n’est pas sous son règne - quoiqu’il fût roi des Couillons - que fut inventée la baïonnette. Et pourtant, l’origine de cette arme remonte à un évènement fortuit. Au cours des conflits sporadiques qui agitèrent les campagnes françaises du milieu du XVIIème siècle, les paysans de Bayonne se trouvèrent à court de poudre et de projectiles. Ils fichèrent leurs longs couteaux de chasse dans les canons de leurs mousquets, confectionnant des lances improvisées. Ainsi la nécessité donna naissance à l'arme auxiliaire qui allait influencer les techniques de l'infanterie