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Minelab Excalibur II : Le roi des détecteurs sous-marins

In Test détecteurs de métaux
L’Excalibur II est une version étanche du Sovereign ; on retrouve la plupart des réglages et la même technologie BBS.

L’Excalibur II est la référence incontournable pour la plage et la plongée. Grâce à sa technologie multifréquence BBS, il ignore le sel et excelle sur l’or. Étanche à 66m et très stable, il compense son poids élevé par des performances de détection redoutables.

Trouver un appareil capable de passer du sable sec à l’immersion totale sans faux signaux représente souvent une difficulté majeure pour les passionnés de fouille. La minéralisation du sel et la densité du sable noir rendent la plupart des appareils terrestres instables, voire inutilisables sur l’estran. Le Minelab Excalibur II apporte une solution technique concrète à ces contraintes environnementales grâce à sa conception amphibie et sa technologie multi-fréquence. Ce détecteur permet de localiser des cibles aussi bien sur la plage qu’à 60 mètres de profondeur avec une efficacité redoutable sur l’or et les bijoux.

L’Excalibur II s’impose comme la référence pour la plongée et la plage

L’histoire de la détection sous-marine reste intimement liée à l’évolution de la gamme Excalibur. Ce détecteur domine le marché depuis plus de 15 ans. Il en est aujourd’hui à sa troisième version majeure. Les prospecteurs expérimentés, comme Mudy Diver, utilisent cette machine depuis ses débuts. La première mouture se caractérisait par un disque de 19 cm en forme de fer à cheval. Cette version initiale possédait des batteries et des cannes spécifiques qui ne sont malheureusement plus compatibles avec les modèles actuels.

L’Excalibur II est une version étanche du Sovereign ; on retrouve la plupart des réglages et la même technologie BBS.

La deuxième génération a marqué les esprits avec sa couleur bleue distinctive. Minelab a profité de cette évolution pour renforcer considérablement l’étanchéité du boîtier. Cette version offrait déjà le choix entre deux tailles de disques : le 19 cm (modèle 800) et le 27 cm (modèle 1000). Ces appareils utilisaient alors des accumulateurs NiCd. Bien que performants pour l’époque, ils restaient lourds. Cette itération a solidifié la réputation de robustesse de l’appareil auprès des plongeurs du monde entier.

La version actuelle, l’Excalibur II, arbore une teinte vert fluo. Ce choix esthétique répond à un besoin pratique : ne jamais perdre de vue le détecteur lors d’une plongée en eaux troubles. Les ingénieurs ont remplacé les anciennes batteries par des accus NiMh, plus performants et plus légers. L’appareil a ainsi subi une cure d’amaigrissement bienvenue. Malgré ces évolutions cosmétiques et énergétiques, l’âme de la machine reste inchangée. Elle conserve la puissance brute qui a fait le succès de ses prédécesseurs.

La technologie BBS garantit une stabilité parfaite sur le sable noir

La force principale de l’Excalibur II réside dans son cœur électronique. Il reprend l’architecture du célèbre Sovereign GT, aujourd’hui disparu. Cette filiation lui confère des performances de premier plan. Le détecteur utilise la technologie BBS (Broad Band Spectrum). Ce système analyse le sol simultanément sur 17 fréquences allant de 1.5 à 25 kHz. Cette large bande passante permet à l’appareil de s’affranchir totalement des effets de sol.

La stabilité de ce détecteur sur les terrains difficiles est exemplaire. Le sable mouillé, saturé en sel conducteur, perturbe généralement les champs magnétiques des détecteurs classiques (VLF mono-fréquence). L’Excalibur II ignore ces perturbations. Il traverse le sable noir minéralisé sans émettre de faux signaux intempestifs. Cette capacité de pénétration permet de toucher des cibles profondes que d’autres machines n’entendent même pas.

Une fois le détecteur bien réglé, l’utilisateur profite d’une tranquillité d’écoute absolue. Le seuil sonore reste constant, ne variant qu’à l’approche d’une cible métallique. Cette stabilité permet de se concentrer uniquement sur les sons pertinents. C’est un atout majeur lors de longues sessions de prospection où la fatigue auditive peut vite survenir avec des appareils bavards. La technologie BBS offre ainsi un confort d’utilisation rare pour un détecteur de plongée.

Le choix du disque détermine le type de prospection envisagé

Minelab propose l’Excalibur II avec deux configurations de disques, soudés au boîtier en usine. Ce choix est définitif lors de l’achat, ce qui impose une réflexion préalable sur l’usage principal de la machine. Le modèle équipé du disque de 19 cm (8 pouces) se destine prioritairement à la plongée bouteille. Sa petite taille offre une maniabilité supérieure entre les rochers et réduit la traînée hydrodynamique lors des déplacements sous l’eau.

Pour les prospecteurs polyvalents qui alternent entre la plage et l’immersion, la version avec le disque DD de 27 cm (10 pouces) constitue le meilleur compromis. Ce diamètre plus important offre une couverture de surface accrue à chaque balayage. Il permet également un gain de profondeur significatif sur les cibles de taille moyenne, comme les pièces de monnaie ou les bagues. C’est la configuration privilégiée par la majorité des utilisateurs en France.

Il existe une contrainte technique majeure concernant ces disques : ils ne sont pas interchangeables par l’utilisateur. La connectique est scellée pour garantir l’étanchéité jusqu’à 66 mètres. Changer de disque nécessite une intervention lourde. Certaines sociétés proposaient autrefois d’installer des connecteurs étanches pour permettre le changement de tête, mais cette modification est risquée et difficile à trouver aujourd’hui. L’utilisateur doit donc bien choisir son modèle dès le départ ou posséder de solides compétences en bricolage pour tenter une modification.

L’ergonomie du détecteur nécessite un temps d’adaptation

La prise en main de l’Excalibur II révèle immédiatement son principal défaut : son poids. L’appareil pèse plus de 2 kilogrammes. La répartition des masses est discutable. Le boîtier électronique et la batterie, fixés à l’arrière de la canne, créent un déséquilibre qui pèse sur le bras et l’épaule. Cette conception lourde peut surprendre les habitués des détecteurs modernes ultra-légers.

La canne d’origine présente aussi des limitations. Elle s’avère souvent trop courte pour les utilisateurs mesurant plus d’un mètre quatre-vingts. Cette ergonomie perfectible oblige parfois le prospecteur à se courber, entraînant des douleurs dorsales. À l’inverse, la canne dédiée à la plongée peut sembler trop longue pour une maniabilité optimale dans les failles étroites.

Un look incomparable !

Heureusement, il existe des solutions pour pallier ce problème de poids. Le boîtier peut se détacher de la canne pour être porté à la ceinture. C’est ce qu’on appelle le montage en “hipmount”. Cette configuration allège considérablement le bras, ne laissant que le poids du disque et du bas de canne. Cela transforme l’expérience de détection, permettant de fouiller pendant des heures sans fatigue excessive. C’est une option vivement recommandée pour l’usage sur plage.

On note également une certaine fragilité au niveau des boutons de réglage. Les potentiomètres sont saillants et exposés aux chocs. Si les mécanismes internes sont robustes, les capuchons en plastique ont tendance à se détacher et à se perdre. Il convient de manipuler l’appareil avec précaution lors du transport. Malgré ces défauts ergonomiques, la robustesse globale de l’électronique et du corps du détecteur n’est pas remise en cause.

Les réglages optimisés permettent de cibler l’or efficacement

L’Excalibur II brille par sa simplicité de mise en œuvre. L’allumage s’effectue via le potentiomètre du seuil sonore (Threshold). Il faut tourner ce bouton jusqu’à entendre un léger bourdonnement continu. Ce bruit de fond est nécessaire au bon fonctionnement de l’appareil. Il sert de référence pour identifier les cibles profondes ou petites. Le volume se règle ensuite selon le confort de l’utilisateur et le bruit ambiant (vent, vagues).

La discrimination est un point critique. Comme sur le Sovereign, il est impératif de régler la discrimination et le “Notch” au minimum, c’est-à-dire à zéro. Même à ce niveau bas, le détecteur rejette déjà les petits éclats ferreux. Augmenter la discrimination comporte un risque majeur : celui de masquer les petits bijoux en or ou les chaînes fines. L’or possède une signature conductrice proche de certains petits déchets ferreux ou de l’aluminium.

Pour la sensibilité, le mode “Auto” est le meilleur allié du débutant. Il assure une stabilité imperturbable quel que soit le terrain. Une fois la machine maîtrisée, passer en sensibilité manuelle permet de gagner en puissance. L’utilisateur peut alors pousser la sensibilité à la limite de l’instabilité pour chercher les cibles les plus lointaines. Attention toutefois, en mode manuel, les sons des ferreux peuvent changer et s’étaler en longueur.

L’alimentation électrique demande une certaine rigueur. Le chargeur fourni de série n’est pas un modèle “intelligent” à coupure automatique. Il faut respecter scrupuleusement les temps de charge indiqués pour ne pas endommager la batterie NiMh. L’absence de témoin de niveau de batterie sur le boîtier complique la gestion de l’autonomie. Lorsque l’accu faiblit, le seuil sonore devient erratique et l’appareil émet des sons étranges. Avoir une seconde batterie chargée en réserve est une précaution élémentaire pour ne pas écourter une sortie sur un bon spot.

L’analyse sonore demande une écoute attentive du seuil

Ce détecteur est une machine sonore avant tout. Il ne possède pas d’écran. Tout passe par l’analyse des nuances audio transmises par le casque étanche (Koss, généralement fourni). La restitution sonore est d’une finesse incroyable. Le prospecteur doit apprendre à écouter les variations du seuil sonore autant que les bips francs.

Eric, le neveu de Mudy Diver, vient de trouver une alliance en or avec l’Excalibur II en janvier.

Voici comment interpréter les signaux :

  • Les ferreux : Un objet en fer coupe net le seuil sonore ou produit un son grave. C’est une discrimination silencieuse très efficace.
  • L’or et l’aluminium : Ces métaux produisent des tonalités médiums à aiguës assez proches. Il est difficile de les différencier à l’oreille, ce qui oblige à creuser sur ces sons pour ne pas manquer une bague.
  • Les cibles profondes : Parfois, l’objet est trop loin pour déclencher un bip clair. Cependant, le seuil sonore va moduler légèrement. Une oreille exercée repérera cette variation infime qui trahit souvent une belle trouvaille enfouie.

Le revers de la médaille de cette technologie est le temps de réaction, appelé “temps de masquage”. Après avoir rejeté un ferreux, l’appareil met une fraction de seconde à retrouver son seuil sonore. Si une pièce d’or se trouve juste à côté d’un clou, le détecteur peut rester muet car il est encore en train de traiter le ferreux. Cela impose une technique de balayage spécifique : il faut balayer lentement. Une vitesse de balayage trop rapide en zone polluée fera manquer de nombreuses cibles.

Cette caractéristique rend l’Excalibur II peu adapté aux terres intérieures souvent saturées de déchets ferreux. Son domaine de prédilection reste la plage et les fonds marins, où la densité de déchets est généralement plus faible qu’un champ, et où sa puissance sur le sable mouillé justifie sa lenteur de réaction.

Caractéristiques techniques principales

SpécificationDétail
TechnologieBBS (Broad Band Spectrum)
Fréquences17 fréquences (1.5 à 25 kHz)
Profondeur maxÉtanche jusqu’à 66 mètres
DisqueDD 25cm (10″) ou 19cm (8″) selon modèle
PoidsEnviron 2.3 kg (avec disque 10″)
BatteriePack NiMh rechargeable (fourni)
DiscriminationVariable + Notch
AudioCasque filaire étanche (non détachable)
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