Orpaillage : Comment trouver facilement de l’or en rivière ?

In Orpaillage
Quelles sont les rivières ou il y a de l'or en France

Bien que nous soyons bien loin d’une ruée vers l’or, l’orpaillage, discipline ancienne, revient au gout du jour et devient de plus en plus populaire. Et pour cause. En France, il y a bien de l’or dans nos rivières et fleuves. Mais encore faut savoir où le chercher, et la tache n’est pas si simple si un orpailleur débutant cherche au hasard. Analyser, rechercher, fouilleur, creuser, nettoyer et trouver le fameux métal précieux, tel est l’objectif d’un chercheur d’or. Mais ne vous y trompez pas, l’orpailleur sait garder ses secrets. Mais nous pouvons vous donner quelques astuces qui vous serviront lors de vos prospections futures au bord de l’eau.

Pourquoi l’or se trouve-t-il dans les rivières ?

La création de l’or

Pour répondre a cette question il faut comprendre d’où l’or vient, à son origine. En réalité, l’origine même de l’or est un mystère car il n’existe aucune origine géochimique prouvant sa synthèse. Selon certains spécialistes, l’une des hypothèses les plus sérieuses dit que l’or serait d’origine extraterrestre. Entendez par là que l’or aurait été répandu par des composés extérieur l’or de la création du système solaire.

La plus grande partie de l’or se trouve dans la lithosphère de la terre. Elle circule donc au gré des plaques tectoniques. Lorsqu’elles rentrent en contact pour former les monts et montagnes, Il se forme alors une zone de frictions intenses faisant monter la température de la roche par un incroyable augmentation de la pression.

un orpaillage qui cherche de l'or en rivière

Ce cumul de pression et de température vaporise certains composés de la roche dont les silicates et l’or. Ces vapeurs fortement chargés en minéraux, sous l’effet de la pression s’échappe par les fissures de la roche vers la surface de la montagne en création. Ces vapeurs se refroidissent en s’approchant la surface et se solidifient pour combler les fameuses fissures. C’est ainsi que se créaient les célèbres veines d’or et de quartz. C’est ainsi que l’on généralise le fait que l’or et le quartz sont intimement liés car le quartz est la matrice de l’or.

L’or, entre terre et mer

Avec le temps, les montagnes évoluent et grandissent. Les différentes plaques géologiques se déplacent, s’entrechoquent et peuvent se retrouver à la surface. C’est ainsi que certaines couches quaternaires peuvent se retrouver en contact avec la surface à l’air libre. Ces roches, renfermant les veines de quartz se retournent en proie aux éléments et à l’érosion (le vent, la pluie, les eboulements,…)

veine d'or prise dans la roche

Les veines d’or sont alors exposés à ces éléments et peuvent se retrouver en mouvement pour atteindre des zones proches de cours d’eau. Il peut également arriver que des zones natives de quartz souvent érodés par les cours d’eau directement.

C’est ainsi que l’or trouve un nouveau moyen de transport, l’eau fluviale ou cours d’eau. C’est à partir de ce moment que l’orpailleur peut se mettre au travail, à la recherche d’or alluvial.

Où peut-on pratiquer l’orpaillage en France ?

Un peu d’histoire

L’orpaillage est serte de plus en plus populaire mais la répartition de l’orpaillage reste tout de même très localisé. Pourtant l’histoire de l’or et de l’extraction de l’or en France est très ancienne. Dès 100 – 200 avant JC, il existe des preuves que de l’or a été découvert dans la région du Limousin dans le sud de la France tout le long de la chaine Pyrénéenne.

Les Romains ont été les premiers à extraire de l’or du Massif Central et dans le sud de la France, bien que leur principal objectif était centré sur l’extraction du fer de ses minerais. En conséquence, ils ont fini par laisser beaucoup d’or derrière eux.

Avec le temps, alors que de nouvelles exploitations minières ont été menées dans le Massif Central, de nouveaux gisements d’or ont été découverts en 1892 et depuis cette année-là l’exploitation aurifère est une entreprise toujours en cours aujourd’hui bien qu’au ralenti.

Certains documents révèlent que lorsque l’extraction de l’or a commencé, la France a extrait jusqu’à 100 kilogrammes d’or par an pendant les années 1900.

L’exploitation aurifère en France a finalement commencé à se développer, en particulier dans la région du pied mont pyrénéen, même si un certain nombre de mines ont été abandonnées par la suite.

Ou se trouve l’or aujourd’hui ?

Contrairement à ce que certain veulent vous faire croire, l’or n’existe pas partout en France. Si nous voulons simplifier cette carte de France aurifère, l’or se trouve sur les pentes des anciens monts quaternaires à savoir une large bande commençant de la Bretagne et traversant la France du nord ouest eu sud est jusqu’en basse Camargue. Toute la chaine Pyrénéenne est également aurifère bien que le plus gros potentiel se trouve du côté Espagnol.

Voici la liste des rivières aurifères de France :

Massif Armoricain

  • Côtes-d’Armor : le Lié, la Rance
  • Ille-et-Vilaine : la Cantache, le Meu, le Couesnon
  • Maine- et-Loire : les affluents de la Sarthe et de la Basse Mayenne
  • Mayenne : l’Oudon, les affluents de la Haute Mayenne
  • Morbihan : le Blavet, l’Oust et affluents
  • Finistère: Odet (supérieur), Aulne (Bassin de Châteaulin), Porzay

Normandie

  • Calvados et Manche : les affluents de l’Orne et de la Vire
  • Les ruisseaux du sud de Caumont l’éventé sont tous plus ou moins aurifères .

Massif Central

  • Allier : l’Allier
  • Ardèche : l’Eyrieux, le Doux , l’Ardèche, le Chassezac
  • Aveyron : le Viaur, la Truyère
  • Cantal : la Jordanne
  • Corrèze : la Vézère, la Loyre
  • Creuse : la Gartempe, la Truyère, l’Ardour
  • Dordogne : l’Isle, la Loue, L’Auvézère (traces d’or)
  • Gard : le Gard, le Gardon d’Alès, le Gardon d’Anduze, le Gardon de Saint Jean, le Galeizon, La Ganière, La Cèze, Le Luech, le Vidourle, le Rhône
  • Hérault : l’Orb, l’Hérault (de Saint-Bauzille de Putois à Ganges)
  • Loire : le Gier
  • Haute-Loire : l’Alagnon
  • Lot : le Lot, la Dordogne (or au camping de Souillac, 6 petites paillettes à la batée) sablières
  • Lozère : le Coulagnet, la Colagne, le Lot
  • Puy de Dôme : l’Allier, la Haute-Dordogne. La Burande à Singles drainant les mines « d’or » de la Bessette
  • Rhône : le Gier, le Rhône, la Saône, Azergues (la vallée qui draine Chessy-les-Mines et son amas sulfuré polymétallique) y compris son affluent la Brévenne (idem à Sain-Bel)
  • Tarn : le Tarn, le Viaur
  • Haute-Vienne : la Gartempe, l’Aurence, l’Isle, la Glane

Pyrénées

  • Ariège : l’Ariège, le Salat, l’Arize et leurs affluents issus du Plantaurel
  • Aude : l’Aude
  • Haute-Garonne : la Garonne sur tout son cours (hors barrage), à Mancioux, la Neste
  • Hautes-Pyrénées : l’Adour à Maubourguet
  • Pyrénées-Atlantiques: le Gave de Pau, la Nive
  • Pyrénées-Orientales : la Têt, le Tech, le Réart et leurs affluents issus des Aspres

Alpes

  • Hautes-Alpes : la Romanche
  • Isère : l’Isère
  • Haute-Savoie : le Rhône, l’Arve, le Fier, le Chéran

Est

  • Haut-Rhin et Bas-Rhin : le Rhin, la Thur, la Doller, La Lauch, La Fecht
  • Moselle : la Moselle
  • Haute Saône : L’Ognon

Comment prospecter pour trouver de l’or ?

L’or descend des montagnes

En orpaillage, trouver de l’or en rivière demande de comprendre certain principe physique de base comme la densité et la mécanique des fluides. La densité est importante car l’or est très dense par rapport à tous les autres que charrie une rivière. Enfin, il faut comprendre des principes simples de mécanique des fluides pour comprendre comment influe le courant et les obstacles sur le courant et les graviers qui l’accompagnent.

erosion de l'or depuis les veines aurifères jusqu'à la rivière

L’or se trouve dans les gisements de filons, les gisements résiduels, les gisements alluviaux, les gisements de banc, les gisements dans les cours d’eau, les anciennes rivières et les couches d’inondation. Un dépôt de filon est dans la roche qui contient dans ses fissures de l’or. Il s’agit de la source d’origine des dépôts de placers.

Les dépôts résiduels sont des morceaux de minerais qui se sont érodés loin d’un filon. Ils sont généralement directement sous le filon dont ils se sont détachés.

Les dépôts alluviaux sont des morceaux de minerai qui se sont érodés loin d’un filon source, mais qui n’ont pas été déposés dans un ruisseau. La colline d’où ils venaient pourrait ne plus exister, ou même être plus en conte bas.

Les dépôts de banc se trouvent sur les rives d’un ruisseau, et les dépôts de lit se trouvent sous l’eau. Vous pouvez commencer votre exploration dans le lit du cours d’eau. Si vous n’y voyez aucun signe d’or, il est probable que tout le bassin soit stérile.

Suivez le chemin de l’or, la goldline

Lorsque vous discutez avec un orpailleur et que vous lui demandez où il cherche de l’or, il devrait en toute logique vous dire “qu’il cherche et suit la goldline“. La goldline en orpaillage est l’empreinte que suit le chasseur dans le sol. C’est le chemin que suit l’or dans le lit de la rivière. Creusement, la goldline n’est pas d’orée mais noire. En effet, la goldline est constitué des matériaux et sables les plus lourds que vous allez trouver dans un cours d’eau que sont la magnétite et hématite. L’or étant très dense, il sera parmi ces matériaux qui sont sous forme de sable noir. C’est ce fameux sable noir que l’orpailleur recherche dans sa zone de prospection.

Parce que l’or est si lourd (environ six fois plus lourd que les autres matériaux moyens trouvés dans un lit du cours d’eau, comme la roche, le sable et le limon), il a tendance à suivre un ce chemin lorsqu’il est déplacé dans la rivière grâce aux crues. Cette goldline s’étend généralement du virage intérieur au virage intérieur suivant (lorsque la voie navigable est en cours d’inondation) et dans une ligne sinueuse entre les virages.

Vous venez de voir comment l’or se déplace. Ci-dessous, on vous explique où l’or se dépose.

Où l’or est-il piégé et où s’accumule-t-il ?

dessins du depot aurifère en rivière

Les méandres

Un méandre est lorsqu’un cours d’eau dessine une courbe. Cette courbe influe un effet bien particulier sur les berges. Du côté de la berge extérieur, le courant est plus rapide. La berge extérieure subit donc un effet d’érosion. La berge extérieure est donc “grignoté” par le courant et les crues lorsqu’il y en a, et la terre se retrouve emporté par l’eau. Au contraire la coté intérieur du méandre est une zone de ralentissement du courant. Ce ralentissement est propice au dépôt du métaxiaux. Et donc de l’or.

schéma depots sur meandre aurifère

Il est donc commun de voir une barre de gravier sur la berge intérieure d’un méandre. Le dépôt de l’or est très variable et également fonction de la nature qui constitue la barre de graviers. Si les graviers en présence sont assez dense, l’or se déposera à quelque centimètres de la surface et par strates, plus en profondeur. Si les graviers sont plus légers, il faudra creuser plus en profondeur et attendre couche de graviers plus sombre et dense jusqu’à un couche d’argile fine. C’est là que se trouvera l’or.

On préférera toujours rechercher l’or dans la première pointe le plus en amont du la barre de graviers.

L’obstacle massif

Tout obstacle que l’on qualifiera de massif, lourd, difficilement mouvant, ne risquant pas d’être emporté par une crue est un excellent piège pour capturer l’or. Par exemple, un gros rocher (appelé également bulder), un tronc d’arbre, des gravats de béton, ou tout autre objet massif qui joue un rôle d’obstacle visible ou non dans l’eau, sera un bon début pour trouver de l’or.

accumulation du gravier aurifère derrière un rocher
Le courant va de la gauche vers la droite. Le rocher est en contact de l’eau dont il y a de bonnes chances de qu’il soit complètement sous l’eau pendant les crues. Notez la présence de graviers et sables noir juste à l’arrière et au pied du rocher. C’est là qu’il faut creuser et chercher l’or

Une des règles à retenir c’est que l’or se dépose toujours dans des zones de basse pression. On entend par basse pression, une zone où le flux du courant est coupée plus ou moins brusquement. Si un obstacle physique s’oppose à un flux d’eau, le flux contournera l’obstacle, créant derrière lui ce qu’on appelle une turbulence. Et en mécanique des fluides, une turbulence est une zone de basse pression.

Les variations et croisements de flux de courant

Un cours d’eau n’est jamais rectiligne et le flux d’un courant non plus. Le courant étant l’agent de transport des sédiments, il semble logique que toute modification du flux aura également un impact sur de possible dépôts.

Par exemple, un rétrécissement des berges créant ainsi un goulot d’étranglement, aura pour effet d’augmenter le volume d’eau et dons la vitesse du flux sur cette section. Il est donc certain que ces zones de rétrécissement ne sont pas de bons endroits de dépôts. Par contre si les berges s’écartent suite à un rétrécissement, on a donc un effet Venturi qui permet une accumulation par densité des graviers et potentiellement de l’or.

Un autre cas bien spécifique qui peut modifier le cours d’un flux est la confluence d’un cours d’eau. La rencontre de 2 cours d’eau pour en former qu’un engendre beaucoup de turbulence au point de rencontre qui peut être favorable à un dépôt. Hélas ce dépôt est bien souvent inaccessible, inexploitable et trop aléatoire pour être considéré.

Les irrégularités du bedrock, failles et marmites

En orpaillage, on parle beaucoup de ce que l’on voit. Mais en réalité, une bonne partie de l’or se trouve là où on ne le voit pas. C’est-à-dire sous l’eau. L’or adore se positionner dans des zones de fonds rocheux. Le fond rocheux, appelé également “bedrock” est le fond du lit des cours d’eau et rivière qui est de nature rocheuse.

Ce bedrock possède nombre d’irrégularités en sa surface. Ces irrégularités forment autant de piège ou l’or peut se cacher voir de coincer. Tout l’intérêt pour un orpailleur est de reconnaitre ces types de pièges. Il en existe 3.

  • La marmite est un trou dans le fond rocheux qui a été créé par le courant lui-même et les graviers qu’il charit. De part un mouvement circulaire, le trou s’est donc formé au fil du temps. C’est marmites deviennent de plus en plus profond au fil des crues. Les graviers qui abrasent le fond rocheux est composé quasi exclusivement de matériaux lourd et de sable noir. Ce mouvement circulaire effectue également un tri des matériaux ne laissant que les matériaux de fortes densités. Dans un cours d’eau aurifère, l’or est également présent à l’intérieur. Les marmites sont souvent bien cachées. Ce sera à vous de les rechercher. Comment ? Cherchez une accumulation de graviers parmi le bedrock. Si vous trouvez une marmite, nettoyez la complètement, l’or se trouve au fond.
marmite à nettoyer en orpaillage
  • Les fissures et Failles sont des sortes de cicatrices dans le substrat rocheux créé par les graviers en vibration à un endroit donné. Une fissure est très fine alors qu’une faille est plus grosse. C’est fissures forment des formes de trous, donc une baisse de pression dans le courant. Sous l’eau ou aux abords, les fissures et failles sont souvent très riches en or et c’est le meilleur endroit pour trouver des pépites. Pour nettoyer une fissure, il faut utiliser un crochet métallique pour déloger les graviers coincés. Si la quantité de graviers peut être faible, la concentration en or peut être très importante. Pour une faille plus large, on peut utiliser également un crochet ou une pompe à main voir une pipette de sniping si elle se trouve sous l’eau.
fissures dans le bedrock en orpaillage

Quel est le meilleur moment pour pratiquer l’orpaillage ?

Le meilleur moment pour pratiquer l’orpaillage est l’été pour 2 raisons évidentes. Tout d’abord car il est plus facile de supporter la température de l’eau en été plutôt qu’en hiver, bien que certain pratique l’orpaillage toute l’année en fonction des périodes d’ouverture dans certains départements qui le permettent. De plus, la fin de l’hiver et le printemps signe le début de la fonte des glaces en montagne et le retour des pluies. C’est 2 facteurs souvent cumulés favorisent les crues ou grosses montés d’eau qui rend la pratique de l’orpaillage impossible et dangereuse.

Pourtant ces périodes dites non propices restent tout de même le meilleur moment pour comprendre et lire l’âme de la rivière que vous allez prospecter cet été. Vous pourrez voir lors de ces crues comment les courants évoluent et repérer les meilleurs endroits où l’or est susceptible de se déposer.

Mais avant toute chose, n’oubliez pas de faire votre déclaration en préfecture pour demander vos autorisations.

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