Identifier un bouton : le 141ème régiment d’infanterie

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Bouton Premier Empire Collection Wisigoth

Le 141ème régiment d’infanterie est appelé régiment Salm-Salm, du nom d’une principauté. Il est de toutes les batailles : guerre de la ligue d’Augsbourg, de 1691 à 1697 ; guerre contre l’Espagne, de 1713 à 1733 ; guerre de succession de Pologne. Nous le retrouvons en 1756 durant la guerre de Sept Ans.

Stationné à Lyon en 1790, puis l’année suivante à Aix-en-Provence, il est dissous le 1er janvier 1791. Reconstitué en tant que 62e de ligne, il s’illustre à la bataille de Valmy, puis il participe à la guerre de Vendée (défense de Nantes, reprise de Noirmoutier, bataille de Savenay). Il intègre en 1794 l’armée des côtes de Brest. Puis il est à nouveau dissous après la pacification de la Vendée.

Le 141ème régiment d’infanterie est reconstitué en 1813 afin de participer à la guerre d’Autriche et d’Allemagne ; il s’illustre à la bataille de Lützen, où le maréchal Ney joue un rôle déterminant. En 1814, il participe à la campagne de France et, la même année, il est dissous.

Bouton Premier Empire Collection Wisigoth

La principauté de salm, puis de salm-salm

Elle était un petit état du Saint-Empire romain germanique, situé au nord-est de la France et annexé par la République en 1793. À la fin du XVIe siècle, Jean IX, comte de Salm, et Frédéric, comte sauvage du Rhin et de Salm, se partagèrent le comté de manière indivise. La fille du premier épousa le futur François II de Lorraine, entraînant le partage du territoire. La partie nord resta comté et fut progressivement assimilée par le duché de Lorraine.

La partie sud fut érigée en principauté en 1623, quand l’empereur Ferdinand II éleva le rhingrave Philippe-Otton au titre de prince de Salm, bien qu’il ne descendît pas de la noblesse d’origine. En contrepartie, celui-ci renonçait au protestantisme.

Le XVIIe siècle fut une période terrible pour la région, tant pour les épidémies de dysenterie que pour les conséquences de la guerre de Trente Ans, de la guerre de Hollande et des menaces d’annexion que le roi de France faisait peser sur la Lorraine.

La Révolution française poussa les princes à quitter la principauté dès 1790 pour aller habiter leur château d’Anholt en Westphalie. La situation alimentaire s’aggrava rapidement car les denrées provenant de France ne pouvaient plus pénétrer en territoire étranger.

Les habitants n’eurent d’autre choix que de demander leur rattachement à la France. L’annexion fut effective le 17 mars 1793.

La guerre de vendée

Au cours des évènements qualifiés de « Révolution française », la révolte vendéenne, entre les ans I et IV (1793 et 1796), fut la plus grande et la plus meurtrière « contre-révolution » de la nouvelle république. Elle constitue un épisode de la Terreur. D’après l’historien Reynald Secher, 117 000 Vendéens sont morts, sur une population de 815 000 personnes. Le général Hoche, en 1796, parlait déjà de 380 000 morts pour l’ensemble de la Chouannerie et de la guerre de Vendée. Gracchus Babeuf désigna ce massacre par le terme « populicide ».

Médaille commémorant la bataille de Lützen

La société vendéenne, organisant la vie des populations installées à l’époque sur l’actuel département de Vendée et une partie des départements limitrophes, était très monarchique et très attachée au catholicisme et aux valeurs traditionnelles. Ainsi, y eut-il peu de violence en 1789 de la part des paysans profondément pieux.

La constitution civile du clergé, qui demandait aux prêtres fonctionnarisés de prêter serment à la République, fut massivement rejetée par la population, ce qui souda les communautés paysannes. Les autorités révolutionnaires interdirent au clergé existant de pratiquer le culte. Les prêtres non jureurs durent se cacher ; ceux qui firent l’objet d’une arrestation furent déportés dans un bagne en Espagne.

Le mécontentement se transforma en insurrection en mars 1793, quand la Convention ordonna une levée de 300 000 hommes pour aller combattre les ennemis de la Nation.

L’insurrection était encadrée par la petite noblesse locale (Charette, d’Elbée, Lescure, La Rochejaquelein) et par quelques roturiers (Stofflet et Cathelineau), au cri de « Pour Dieu et pour le Roi ».

Les paysans composaient l’essentiel des troupes réunies sous le titre de l’Armée catholique et royale. Cette armée était peu centralisée, mal équipée et non permanente, les paysans retournant sur leurs terres dès qu’ils le pouvaient après les combats.

Elle était composée de trois corps d’armée : l’Armée d’Anjou, à l’est de la rivière Sèvre (40 000 hommes) ; l’Armée du Centre, au cœur de la Vendée (10 000 hommes) ; et l’Armée du Marais, entre la Sèvre et l’océan Atlantique (15 000 hommes). Pour assurer la cohésion de l’ensemble, leurs chefs élirent Cathelineau généralissime.

La stratégie des combats s’organisa autour des atouts que procurait le bocage, partout présent, composé de haies et de chemins creux, facilitant ainsi les opérations d’embuscade et gênant la manœuvre des grandes unités de l’armée révolutionnaire.

Les premières opérations furent un succès pour les « Blancs » (insurgés vendéens) : prise de Cholet, Clisson et Fontenay-le-Comte, puis Thouars et Saumur, enfin Angers. Mais en juin, ils ne purent prendre Nantes et Cathelineau fut tué, puis remplacé par d’Elbée.

Devant les succès des contre-révolutionnaires, la Convention réagit vivement et envoya des troupes fraîches, les « Bleus », conduits par Kléber, Marceau et Canclaux. Battus à Cholet le 17 octobre, les Vendéens décidèrent alors de s’allier à la Chouannerie.

En une nuit, le 18 octobre, La Rochejaquelein, le nouveau généralissime, fit traverser la Loire à toutes ses troupes, accompagnées de civils, femmes et enfants, soit entre 60 000 et 100 000 personnes. Ce fut le début de la « Virée de Galerne » (nom francisé de gwalarn, le « vent de noroît » en breton).

Médaille commémorant la délivrance de Danzig

La bataille de lützen

Elle se produisit lors du retour de l’armée napoléonienne suite au désastre de la campagne de Russie. Le 2 mai 1813, Wittgenstein attaqua une colonne avancée de Napoléon, près de Lützen, afin de reprendre la ville de Leipzig.

La Grande Armée avança vers Leipzig sur trois colonnes. Son avant-garde repoussa quelques éléments ennemis. En raison de l’inexpérience de la cavalerie française, l’empereur fut surpris par l’armée ennemie.

Marchant au son du canon, Napoléon forma une grande batterie de 80 pièces qui pilonna le centre ennemi en train d’attaquer le corps de Marmont. Puis il mena personnellement une contre-attaque sur les troupes ennemies désorganisées.

Sans la fatigue d’une Grande Armée reconstituée avec des combattants sans expérience, la victoire de l’empereur aurait pu être totale.

Ce jour-là, l’armée ennemie se replia en bon ordre et les pertes furent similaires pour les deux camps. Napoléon s’empara néanmoins de Dresde (7 au 8 mai 1813) et rattrapa l’armée ennemie russo-prussienne à Bautzen.

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