En premier lieu, lors de la mise en marche, il est crucial d’éviter les lignes à haute tension et les masses métalliques, car l’appareil devient vite “imprévisible”.
Que vaut le Discovery 2200 de Bounty Hunter ?
En milieu très propre, je m’en sers pour prospecter en mode “all-metal“, n’hésitant pas à creuser après avoir bien ouï quelques sons réguliers. Il s’agit de signaux de détection de métaux ferreux, tant à l’aller comme au retour du balayage. Je me positionne presque toujours en sensibilité maximum, et il est rare que l’appareil devienne instable.

En terrain moyennement pollué, j’utilise le mode “discri 1“, avec confirmation sur “all-metal” pour les cibles en limite de détection, ou initiatrices d’un signal de moyenne intensité. Si le son produit sur la position “all-metal” est toujours de bonne constitution, je creuse… sinon, je m’en abstiens (dans 80% des cas, c’est un petit ferreux très corrodé et peu profond ; dans 19% des autres cas, c’est un gros ferreux assez profond ; quant au 1% restant, je n’ai pas eu la chance de le rencontrer… mais je pense qu’il doit exister…).
En cas de terrain fortement minéralisé, ou pollué en petits ferreux, je règle l’appareil sur la position “discri 1”, mais je diminue la sensibilité sur “3“, ou exceptionnellement sur “2“, tout en le déconseillant expressément : réglage à effectuer uniquement sur les terrains à forte densité de cibles, mais très pollués.
En terme de localisation des cibles, le “Discovery 2200” est assez précis, bien que l’on puisse faire mieux. Pour les localiser, il ne faut pas hésiter à faire des mouvements assez énergiques. La fiabilité de l’écran est bonne : les divers métaux testés sont la source d’un signal assez comparable. Le “multi-ton”, lui, n’est pas fiable à 100%, en terme de données du constructeur : du bronze, de l’argent, de l’or et du fer peuvent être à l’origine de sons identiques. Car on associe l’argent aux sons aigus, le bronze ou les alliages aux sons moyennement aigus ou graves, et les ferreux aux sons graves. La discrimination est très correcte, et quand le son monte en fréquence pour dépasser le simple grave, il faut creuser sans hésiter !

Passez en “all-metal” et en sensibilité maximum dès que possible, car c’est sous ces conditions que l’appareil vous réservera les meilleures surprises ! Un seul secret : creusez toujours dans le doute…
Pour résumer : l’appareil est facile d’utilisation, destiné en priorité aux débutants, mais aussi aux prospecteurs expérimentés et dotés de petits moyens financiers. Il est léger, maniable, nécessitant des réglages simples et efficaces. C’est un appareil que l’on prend vite en main et qui offre de bonnes et agréables possibilités de détection. Mais ne lui demandez pas la lune, ce n’est pas une fusée non plus…
Résultats obtenus avec le “Discovery 2200”
Voici quelques résultats obtenus avec le “Discovery 2200”. Certes, ils peuvent varier d’un terrain à un autre, ou d’une cible à une autre, mais la qualité de détection de l’appareil reste, elle, constante. Je vais donc vous la résumer.
RESPECTONS : LA LOI 89-900 ET L’ARTICLE 542 DU CODE DU PATRIMOINE
ARTL542 : Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d’objets métalliques, à l’effet de recherches de monuments et d’objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

Le tableau ci-contre résume les résultats obtenus avec un Discovery 2200, sur un sol propre et avec les objets en terre ! Finalement, après test, à part 2 ou 3 cibles, les performances en terre ou dans l’air sont sensiblement les mêmes… J’ai utilisé à cette fin 3 méthodes de test :
- ALL METAL : (mode tous métaux)
- Discri.1 : Discrimination en position 1 (la plus basse)
- Discri.1+ : clou à environ 3 cm de l’objet à détecter.
Les sons (appareil à 4 tonalités) sont décrits pour chaque objet et chaque méthode :
- G = son grave
- MG = son médium-grave
- MA = son médium-aigu
- A = aigu
Les cases marquées du sigle ND n’ont pas encore été testées. Le mot “rejet“, placé dans une case, signifie que le détecteur n’a émis aucun son en passant sur la cible placée à l’air libre, et avec moins de 3 cm de distance entre la cible et le disque. Tous les tests ont été faits en puissance maximum (position 4), avec des piles quelconques mais alcalines, et le petit disque spider d’origine.
Grâce à ce test, on peut dire que pour son prix, cet appareil est un des meilleurs de la gamme “moyenne”. Comparons, bien sûr, ce qui est comparable, c’est-à-dire des machines de fréquences analogues et présentant un réglage plus ou moins équivalent. Certes, le Discovery 2200 est un peu léger de confection, mais la marque semble vouloir afficher des prix hors concours, tout en offrant une bonne qualité de détection (performances et maniabilité). En tout cas, il permet de vivre de bons moments de détection, grâce à son poids qui permet de prospecter sans fatigue, et le tout pour un rapport qualité/prix assez rare (un écran bien lisible, un “multi-ton” efficace, un clavier accessible d’un seul doigt) ! Bref, il offre le confort d’un grand détecteur, affichant des performances honorables, tout en présentant une qualité de confection assez faible.















